Les Traitements approuvés Santé Canada

Certains visent à détruire les mauvais auto-anticorps presents dans l'organisme, d'autres remplacent les éléments attaqués par l'organisme et d'autres soulagent la douleur et l'enflure.

On doit malheureusement refaire le traitement régulièrement car le corps refait les auto-anticorps

La biothérapie est un traitement médical innovant

La biothérapie est un traitement médical utilisant des substances d'origine vivante (cellules, protéines, anticorps, ADN) pour cibler spécifiquement des mécanismes biologiques responsables de maladies comme le cancer ou des maladies auto-immunes(rhumatismes, maladies inflammatoires de l'intestin).

Ces médicaments agissent de manière plus précise que les traitements conventionnels, en bloquant l'inflammation ou en modifiant le comportement des cellules, offrant ainsi un contrôle durable de la maladie avec souvent moins d'effets secondaires, mais nécessitant une administration régulière (injection, perfusion).

Principes
  • Origine vivante : Les médicaments sont fabriqués à partir d'organismes vivants (cellules, micro-organismes).
  • Action ciblée : Ils bloquent des molécules précises impliquées dans la maladie, comme des cytokines pro-inflammatoires (TNF-alpha, interleukines) ou des voies de signalisation cellulaire.
  • Types d'approches : Inclut les anticorps monoclonaux (_ab), les thérapies géniques (modification de gènes), les thérapies cellulaires (introduction de cellules) et tissulaires (greffes).
Applications
 
Maladies inflammatoires chroniques : Polyarthrite rhumatoïde, maladie de Crohn, psoriasis, dermatite atopique sévère.

Principaux Anti-TNF 

    • Adalimumab (Humira) : Polyarthrite, Crohn, psoriasis.
    • Infliximab (Remicade) : Souvent en perfusion, efficace pour les maladies inflammatoires.
    • Étanercept (Enbrel) : Utilisé dans les rhumatismes inflammatoires.
    • Certolizumab pegol (Cimzia) : Utilisable sous conditions pendant la grossesse.
    • Golimumab (Simponi) : Utilisé pour la polyarthrite et la rectocolite

     

    Cancers: Pour bloquer la croissance tumorale ou renforcer la réponse immunitaire.

     
    Autres : Traitement de certaines anémies (érythropoïétine), diabète (insuline), maladies génétiques.
    Administration et précautions
     
    Mode d'administration : Principalement par injection sous-cutanée ou perfusion intraveineuse, car les protéines seraient digérées par voie orale.
     
    Effets secondaires : Risque accru d'infections, d'où la nécessité d'un bilan pré-thérapeutique et de surveiller les vaccinations.
     

    Effet suspensif : La maladie peut réapparaître à l'arrêt du traitement, qui doit être prolongé pour maintenir le contrôle.

    ______________
     
     

    Immunosuppresseurs versus Inhibiteurs

    Un immunosuppresseur est un médicament qui réduit globalement l'activité du système immunitaire pour éviter les rejets de greffe ou traiter les maladies auto-immunes .

     

    Un inhibiteur (souvent inhibiteur sélectif ) est un agent qui bloque spécifiquement une molécule ou une voie de signalisation précise, agissant de manière plus ciblée..Familiprix +4

     

    • Immunosuppresseur (Concept large) : Agit de façon globale (corticostéroïdes) ou ciblé (immunosuppresseurs biologiques, DMARDs) pour affaiblir la réponse immunitaire.
    • Inhibiteur (Concept spécifique) : Cible un élément précis (ex: inhibiteurs de JAK, inhibiteurs de TNF-alpha ) pour bloquer une étape spécifique de l'inflammation.

     

    Lien : Beaucoup d'inhibiteurs modernes sont utilisés comme immunosuppresseurs, mais tous les immunosuppresseurs ne sont pas des inhibiteurs de cibles moléculaires spécifiques.

     

    Traitements intraveineux

    Immunosuppresseurs intraveineux (médicaments terminant en -ab)

    « Je prends un médicament qui termine en AB »

    Les médicaments qui se terminent par “-ab” sont des anticorps monoclonaux.
    Le suffixe -ab = anti-body (anticorps).

    💙 Les traitements en « ab » ne guérissent pas. Ils doivent être pris régulièrement car le corps refait les mauvais anticorps. Ils sont coûteux, parfois hors indication, et la recherche est encore insuffisante pour de nombreuses maladies auto-immunes rares.

    🔬 Comment ça fonctionne ?

    Un anticorps monoclonal est une protéine fabriquée en laboratoire qui imite les anticorps naturels du système immunitaire, mais avec une cible très précise.

    👉 Il va se fixer sur une molécule spécifique (antigène) impliquée dans la maladie et bloquer son action.

    🧬 Pourquoi on les utilise surtout dans les maladies auto-immunes ?

    Parce qu’ils sont :
    • 🎯 Très ciblés
    • 🔥 Très efficaces contre l’inflammation
    • 🧪 Adaptés quand les traitements classiques ne suffisent plus

    ⚠️ Effets secondaires possibles
    • Diminution des défenses immunitaires
    • Risque accru d’infections
    • Réactions allergique

     

    Médicaments intraveineux en -ab

     

    Crohn & MICI (Anti-TNF): Infliximab, Adalimumab, Étanercept

    Vedolizumab, Ustekinumab, Certolizumab pegol, Golimumab

    SPS : Rituximab

    SP Sclérose en plaques : Ocrelizumab, Natalizumab, Ofatumumab

    Lupus : Belimumab, Rituximab, Saphnelo (anifrolumab)

    Pemphigoïde : Rituximab

    _______________

     

     

    Plasmaphérèse

    La plasmaphérèse (aussi appelée échange plasmatique) est un traitement médical qui consiste à retirer le plasma du sang pour éliminer des substances nocives, puis à le remplacer par un liquide sain.

     

    👉 On l’utilise surtout quand le problème se trouve dans le plasma:

    auto-anticorps, immunoglobulines pathologiques, complexes immuns, toxines.

    🩸 En version très simple

    💡 C’est comme filtrer le sang pour enlever les “mauvaises protéines”.

    1. On prélève le sang
    2. On sépare :
      • cellules sanguines (globules rouges, blancs, plaquettes)
      • plasma (la partie liquide)
    3. Le plasma “problématique” est jeté
    4. Les cellules sont réinjectées avec :
      • de l’albumine
      • ou du plasma de donneur

    🔬 Pourquoi ça fonctionne ?

    Parce que beaucoup de maladies auto-immunes sont causées par :

    • des auto-anticorps
    • des immunoglobulines anormales
    • une activation excessive du complément

    ➡️ La plasmaphérèse les enlève directement et rapidement du sang

    ⚠️ mais ne corrige pas la cause (le corps peut en refaire)

    🧠 Maladies où la plasmaphérèse est utilisée (au Canada)

    • Syndrome de la personne raide (SPS)
    • Myasthénie grave (crise)
    • Guillain-Barré
    • CIDP
    • Lupus sévère
    • Vascularites
    • Purpura thrombotique thrombocytopénique
    • Rejet de greffe médié par anticorps

    ⏱️ Comment se déroule une séancE

    • Durée : 2 à 4 heures
    • Fréquence : plusieurs séances sur quelques jours
    • Accès veineux : gros cathéter ou ligne centrale
    • Fait à l’hôpital ou en centre spécialisé

    ⚠️ Effets secondaires possibles

    • Fatigue importante
    • Baisse de pression
    • Déséquilibre électrolytique
    • Risque d’infection (cathéter)
    • Saignements (car on enlève aussi des facteurs de coagulation)

    ______________

     

    Immunoglobulines

    Une immunoglobuline (souvent abrégée Ig), c’est tout simplement un anticorps humain 🙂

     

    👉 Son rôle principal :

    reconnaître, se lier et aider à éliminer ce que le système immunitaire considère comme un intrus (virus, bactéries, toxines…).

    • Fabriquée par les lymphocytes B (et les plasmocytes)
    • Circulent dans le sang, la lymphe et certaines sécrétions (salive, lait maternel, muqueuses)
    • Elles agissent comme des clés très précises qui s’attachent à une serrure (l’antigène)

    🔬 À quoi servent les immunoglobulines ?

    ✔️ Neutraliser un virus ou une toxine

    ✔️ Marquer un ennemi pour qu’il soit détruit par d’autres cellules immunitaires

    ✔️ Activer le système du complément (cascade inflammatoire)

    ✔️ Créer une mémoire immunitaire

     

    🧪 Les 5 grandes classes d’immunoglobulines

    IgG (les plus abondantes)

    • Défense à long terme
    • Traversent le placenta (protègent le bébé)
    • Très impliquées dans les maladies auto-immunes

    IgA

    • Protection des muqueuses (intestin, poumons, bouche)
    • Présentes dans la salive, les larmes, le lait maternel

    IgM

    • Premiers anticorps produits lors d’une infection
    • Indicateur d’infection récente

    IgE

    • Impliquées dans les allergies
    • Rôle dans certaines maladies auto-immunes rares

    IgD

    • Rôle régulateur (encore mal connue)

    Dans une maladie auto-immune :

     

    • Les immunoglobulines peuvent se tromper de cible
    • Elles attaquent les propres tissus du corps
    • On parle alors d’auto-anticorps (ex. anti-ADN, anti-GAD, anti-TNF, etc.)

    👉 C’est pour ça qu’on les dose dans les prises de sang et qu’on peut parfois les traiter (ex. perfusions d’immunoglobulines IV – IVIG).

     

    💉 Immunoglobulines en traitement (IVIG)

    • Immunoglobulines humaines purifiées
    • Utilisées pour moduler le système immunitaire
    • Fréquentes dans : SPS, CIDP, myasthénie, lupus, pemphigoïde, etc.

    ____________

     

    Traitements oraux et sous-cutanés

    Immunosuppresseurs sous-cutanés (médicaments terminant en -ab)

    « Je prends un médicament qui termine en AB »

    Les médicaments qui se terminent par “-ab” sont des anticorps monoclonaux.
    Le suffixe -ab = anti-body (anticorps).

    💙 Les traitements en « ab » ne guérissent pas. Ils doivent être pris régulièrement car le corps refait les mauvais anticorps. Ils sont coûteux, parfois hors indication, et la recherche est encore insuffisante pour de nombreuses maladies auto-immunes rares.

    🔬 Comment ça fonctionne ?

    Un anticorps monoclonal est une protéine fabriquée en laboratoire qui imite les anticorps naturels du système immunitaire, mais avec une cible très précise.

    👉 Il va se fixer sur une molécule spécifique (antigène) impliquée dans la maladie et bloquer son action.

    🧬 Pourquoi on les utilise surtout dans les maladies auto-immunes ?

    Parce qu’ils sont :
    • 🎯 Très ciblés
    • 🔥 Très efficaces contre l’inflammation
    • 🧪 Adaptés quand les traitements classiques ne suffisent plus

    ⚠️ Effets secondaires possibles
    • Diminution des défenses immunitaires
    • Risque accru d’infections
    • Réactions allergique

    TRAITEMENT sous cutanée

    Les thérapies auto-immunes les plus prometteuses pour Crohn (et les MII) ciblent sélectivement des voies immunitaires, avec des données récentes favorisant les inhibiteurs d'IL-23 et certains petites molécules orales.
    Biologiques émergents (ciblage de l'axe IL-23)

    Les inhibiteurs d'IL-23 (Tildrakizumab, risankizumab, guselkumab, mirikizumab: appelés anticorps monoclonaux ) montrent des taux élevés de rémission en essais de phase 2/3 et analyses en réseau; dans une méta-analyse réseau, guselkumab et mirikizumab figuraient parmi les probabilités les plus élevées de rémission (SUCRA souvent >80%), comparables à infliximab aux doses supérieures.

    L'interleukine-23 (IL-23) est une protéine qui joue un rôle central dans les maladies auto-immunes en propageant l'inflammation.

    Des revues de 2024-2025 confirment l'efficacité soutenue et un profil de sécurité favorable pour l'IL-23 dans Crohn et RCH

    _______________

     

    Immunosuppresseurs oraux

    Vue d’ensemble des principaux immunosuppresseurs utilisés au Canada et comment ils agissent sur le système immunitaire.

    Ce sont des médicaments qui diminuent ou suppriment l’activité du système immunitaire pour traiter des maladies auto-immunes: ils réduisent l’inflammation en bloquant des cellules clés ou des signaux immunitaires. 

    💊 Immunosuppresseurs oraux (en pilule)

    Antimétabolites / antiprolifératifs

    👉 Ils empêchent les cellules immunitaires de se multiplier.

    Méthotrexate (oral)

    • Bloque la synthèse de l’ADN
    • Très utilisé (polyarthrite, lupus, psoriasis, Crohn)
    • Pris 1 fois par semaine

    Azathioprine (Imuran®)

    • Empêche la production d’ADN des lymphocytes
    • Crohn, lupus, myasthénie, greffe

    6-mercaptopurine (6-MP)

    • Similaire à l’azathioprine
    • MICI (Crohn, colite)

    Mycophénolate mofétil (CellCept® / Myfortic®)

    • Bloque la prolifération des lymphocytes B et T
    • Lupus, vasculites, greffe

    Leflunomide (Arava®)

    • Ralentit fortement l’activation des lymphocytes
    • Polyarthrite rhumatoïde

    Inhibiteurs de la calcineurine

    👉 Ils empêchent l’activation des lymphocytes T.

    Cyclosporine (Neoral®)

    • Diminue IL-2 → moins de cellules T
    • Psoriasis sévère, greffe, maladies auto-immunes graves

    Tacrolimus (Prograf®, Envarsus®)

    • Plus puissant que la cyclosporine
    • Greffe, certaines maladies auto-immunes

    Inhibiteurs JAK (nouvelle génération)

    👉 Ils bloquent les signaux inflammatoires à l’intérieur des cellules.

    Tofacitinib (Xeljanz®)

    Upadacitinib (Rinvoq®)

    Baricitinib (Olumiant®)

    • Très ciblés
    • Polyarthrite, spondylarthrite, colite ulcéreuse, psoriasis
    • Action rapide
    • Surveillance étroite (infections, thrombose)

    Inhibiteur Corticostéroïdes (oraux)

    • Mode d'action : Ils réduisent les réactions inflammatoires (œdème, activité des globules blancs) et inhibent la réponse immunitaire.
    • Types courants : Prednisone, dexaméthasone, triamcinolone, bétaméthasone,¸prednisolone, béclométhasone et fluticasone.
      • Très efficaces
      • Utilisation souvent temporaire
      • Effets secondaires à long terme importants

     

     

    Insuline sous-cutanée

    L’injection d’insuline est un geste courant pour les personnes atteintes de diabète de type 1.Elle permet de contrôler la glycémie en remplaçant l’insuline qui a été attaqué par les autoanticorps 

    ce peut être en injection stylo ou sous pompe à insuline avec capteur de glycémie en continue

    Anti-inflammatoires non stéroïdiens oraux

    Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont des médicaments qui réduisent la douleur, la fièvre et l'inflammation.

    Très utilisés (ibuprofène, naproxène, aspirine, diclofénac), ils agissent en inhibant les enzymes COX.

    Ils doivent être utilisés à la dose la plus faible possible, sur la durée la plus courte, en raison de risques digestifs, rénaux et cardiovasculaires.

    Points clés sur les AINS :

    • Exemples courants : Ibuprofène (Advil, Motrin), Naproxène (Aleve), Acide acétylsalicylique (Aspirine), Diclofénac(Voltaren), Kétoprofène.
    • Actions : Anti-inflammatoire (contre l'inflammation), antalgique (anti-douleur), antipyrétique (contre la fièvre).
    • Formes : Comprimés, gélules, gels, crèmes (pour une action locale).
    • Risques et effets indésirables :
      • Digestifs : Maux d'estomac, ulcères, saignements.
      • Rénaux : Risque d'insuffisance rénale, surtout en cas de déshydratation.
      • Cardiovasculaires : Risques augmentés à forte dose ou usage prolongé.
    • Contre-indications majeures : Grossesse (dès le 6e mois), antécédents d'ulcère, insuffisance rénale, cardiaque ou hépatique grave.
    • Précautions : Ne pas mélanger deux AINS, ne pas prendre à jeun, éviter en cas d'infection grave (risque de masquer les symptômes), consulter un médecin pour un usage prolongé.

    En règle générale, les effets des AINS se font sentir une à deux heures après la prise, mais parfois après quelques jours pour les douleurs chroniques comme l'arthrite.

     

    Benzodiazépines oraux

    Les benzodiazépines sont parfois utilisées pour gérer les symptômes neurologiques de certaines maladies auto-immunes, comme le syndrome de la personne raide, ou pour traiter l'anxiété sévère associée, mais elles ne traitent pas la cause auto-immune elle-même.

    Elles peuvent présenter des risques d'immunosuppression, d'effets secondaires lourds, ou d'exacerbation de certaines maladies.

    Points clés sur l'usage des benzodiazépines :

    • Indications : Utilisées pour leurs propriétés myorelaxantes (décontracturantes musculaires) et anxiolytiques, par exemple le diazépam (Valium) ou clonazepam dans le syndrome de la personne raide.
    • Risques et Contre-indications :
      • Myasthénie : Contre-indiquées car elles peuvent aggraver cette maladie auto-immune.
      • Immunosuppression : Des études suggèrent que les benzodiazépines peuvent altérer la réponse immunitaire innée et adaptative.
      • Effets secondaires : Risque de dépendance, sédation, et parfois augmentation de l'inflammation.
    • Précautions : Leur utilisation doit être de courte durée (généralement moins de 12 semaines) et sous stricte surveillance médicale en raison des risques de dépendance et des effets sur le système immunitaire.

    Il est impératif de consulter un médecin spécialiste pour évaluer la balance bénéfice-risque d'un tel traitement dans le contexte spécifique d'une maladie auto-immune.

    🚧 En construction ‼️