Errance médicale

Publié le 31 mars 2026 à 12:40

Errance médicale

« Salut Bonjour » en parlait cette semaine, la moyenne avant le diagnostic est de 4 ans sauf pour les maladies plus communes comme le diabète

Mais comment détecter une maladie auto-immune?

La difficulté d’accès à un médecin, le manque de connaissances, la difficulté d’accès à des tests spécifiques, les symptômes souvent communs comme la fatigue, douleurs musculaires, etc ainsi que le manque de médecins spécialistes accentuent la prise en charge et l’errance médicale. C’est évident !

Par contre, il faut attribuer aux patients notre capacité à endurer nos symptômes longtemps et mettre ça sur le dos du stress et nos vies de fou avant vraiment de prendre en main le défi de s’exprimer pour être entendu comme il le faudrait ! Notre vocabulaire est à apprendre pour être bien écouter.

Comme il n’existe pas un test unique pour “détecter une maladie auto-immune”.

Le diagnostic repose sur un ensemble de tests, combinés aux symptômes et à l’examen clinique.

1. Tests sanguins de base = on cherche des signes d’inflammation

Souvent les premiers tests demandés• CRP (protéine C-réactive) → inflammation active• VS (vitesse de sédimentation) → inflammation chronique• Formule sanguine (NFS)• anémie• globules blancs anormaux• plaquettes élevées ou basses

Ces tests ne disent pas “quelle” maladie, mais montrent que quelque chose cloche.

2. Tests immunologiques généraux

Auto-anticorps spécifiques

Vous retrouverez ces marqueurs ou autoanticorps dans le tableau du site web

https://www.societecanadiennedesmaladiesautoimmunes.ca/...

3. Examens selon les organes touchés

Imagerie • IRM (cerveau, moelle, articulations) • Échographie • Scanner / TEP

Biopsies

Tests spécialisés (selon suspicion) • Immunoglobulines (IgG, IgA, IgM) • Électromyogramme (EMG) • Ponction lombaire (LCR) • Tests génétiques (plus rares)

Ce n’est donc pas simple et il faut exclure des possibilités et confirmer d’autres ! La patience est de mise !