Avenues de traitements des autoanticorps
Traitement visant la rémission Recherches étude et/ou pré-clinique (Idée innovante, test Labo et animaux)
MOGAD & AntiGAD
Une équipe de recherche du Dr. Luc Vallières met au point un nouveau médicament non intrusif qui bloque les anticorps impliqués dans une maladie apparentée à la sclérose en plaques : MOGAD
C'est au CHU de Québec-Université Laval qu'une équipe a mis au point une stratégie thérapeutique innovante.
Cette approche élaborée et testée sur un modèle animal, pourrait freiner la progression de différentes pathologies grâce à des médicaments capables d’interférer avec les anticorps responsables.
« Actuellement, les stratégies thérapeutiques pour contrer les auto-anticorps sont très limitées. Nous sommes parvenus à développer un médicament capable de les bloquer efficacement », explique le professeur Vallières.
La méthode consiste à produire des anticorps synthétiques qui reconnaissent les mêmes cibles que les auto-anticorps et les neutralisent.
Une percée à suivre pour les maladies antiGAD tel que le syndrome de la personne raide SPS
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Thérapie cellulaire et génétique
https://www.rheumagen.com/our-science/
À lire …
RheumaGen est dans l’étude des premières thérapies cellulaires et géniques curatives pour la polyarthrite rhumatoïde (PR) réfractaire ou résistante au traitement et d'autres maladies auto-immunes, telles que les formes progressives de sclérose en plaques, le diabète de type 1 et la spondylarthrite ankylosante
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L'induction de la tolérance immunitaire
L'induction de la tolérance immunitaire est une stratégie thérapeutique visant à « rééduquer » le système immunitaire pour qu'il cesse d'attaquer les tissus sains de l'organisme sans compromettre sa capacité à combattre les infections ou les cancers [2]. Contrairement aux traitements actuels qui suppriment globalement l'immunité, cette approche cible spécifiquement la réaction pathologique [2].
Voici les principales pistes explorées en 2026 :
- Vaccins de tolérance (peptides auto-antigènes) : Ils consistent à administrer des fragments de protéines du « soi » (antigènes) de manière à ce que le corps les reconnaisse comme inoffensifs, plutôt que comme des cibles [2].
- Cellules T régulatrices (Treg) : Cette thérapie cellulaire utilise des lymphocytes spécialisés dont le rôle naturel est de freiner les réponses immunitaires excessives. Des essais cliniques testent l'injection de Tregs modifiés pour protéger des organes spécifiques [2].
- Nanoparticules de tolérance : Des vecteurs microscopiques transportent des antigènes vers le foie ou la rate, des organes clés pour l'apprentissage de la tolérance, afin d'induire une réponse d'apaisement immunitaire [2].
État de la recherche en 2026
Bien que considérée comme le « Saint Graal » car elle permettrait une guérison définitivedes maladies auto-immunes (comme le diabète de type 1 ou la sclérose en plaques), la plupart de ces technologies sont encore au stade des essais cliniques [2]. L'enjeu actuel est de garantir que cette tolérance soit durable et ne s'estompe pas avec le temps.
Pour suivre les avancées des essais cliniques en cours, vous pouvez consulter le registre ClinicalTrials.gov.
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GABA vs GLUTAMATE
Angoisse/ Stress:
Le GABA est un neurotransmetteur qui active le système inhibiteurs pour calmer mon système excitateur
Le GLUTAMATE est le neurotransmetteur qui active le système excitateur neurologique.
Dans les maladies auto-immunes, l'équilibre entre le glutamate et GABA est souvent rompu, contribuant à la neuroinflammation et à la dégénérescence neuronale.
En 2026, la modulation des systèmes GABAergique et glutamatergique est une piste thérapeutique majeure pour freiner la progression des maladies auto-immunes et protéger le système nerveux contre la neuroinflammation.
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Visant la rémission, quelques patients en Recherches cliniques au Canada (Phase 1, 2, 3 : Test humain, Validation dose, sécurité, comparaison, approbation Santé Canada)
Thérapie Car-T (Lupus et Sclerose en plaques seulement)
Qu’est ce qu’un traitement CAR-T implique actuellement
Un traitement par CAR-T cells pour une maladie auto-immune se déroule en plusieurs étapes très encadrées. Il ressemble au CAR-T utilisé en cancérologie, mais l’objectif est différent : éliminer sélectivement les cellules immunitaires responsables de l’auto-immunité (souvent les lymphocytes B producteurs d’auto-anticorps).
Voici le déroulement pas à pas, avec ce qui est spécifique aux maladies auto-immunes 👇
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1️⃣ Sélection du patient
Le CAR-T auto-immun est actuellement proposé surtout dans :
• formes sévères
• maladies réfractaires aux traitements standards
• souvent dans un cadre d’essai clinique
Exemples étudiés :
• Lupus érythémateux systémique
• Myasthénie grave
• Sclérose en plaques (formes agressives)
• Pemphigus, dermatomyosite
• Syndrome de la personne raide (en recherche)
2️⃣ Prélèvement des cellules T (leucaphérèse)
• On prélève les lymphocytes T du patient via une prise de sang spécialisée (2–4 h)
• Aucun don externe : traitement 100 % autologue
• Le patient rentre à domicile le jour même
👉 Étape généralement bien tolérée
3️⃣ Modification génétique en laboratoire
En laboratoire :
• On reprogramme génétiquement les cellules T
• Elles reçoivent un récepteur CAR ciblant une protéine précise
(souvent CD19 sur les lymphocytes 😎)
🎯 Objectif en auto-immun :
Détruire les lymphocytes B pathologiques sans supprimer toute l’immunité
Cette étape prend 2 à 6 semaines
4️⃣ Chimiothérapie légère de conditionnement
Avant la réinjection :
• Chimiothérapie à faible dose
• Pendant 2–3 jours
• Sert à :
• faire de la place aux CAR-T
• améliorer leur efficacité
⚠️ Rien à voir avec une chimiothérapie lourde anticancer
5️⃣ Réinjection des CAR-T
• Une perfusion unique (comme une transfusion)
• Dure 30 à 60 minutes
• Pas de chirurgie
📍 Le patient est ensuite hospitalisé 1 à 2 semaines pour surveillance
6️⃣ Phase critique de surveillance
Les CAR-T s’activent dans le corps.
Effets possibles (souvent plus légers qu’en cancer) :
• Fièvre
• Fatigue intense
• Baisse transitoire des immunoglobulines
• Rarement :
• syndrome de relargage cytokinique (SRC)
• troubles neurologiques légers
➡️ En auto-immun, les études montrent moins d’effets graves qu’en oncologie
7️⃣ Réinitialisation du système immunitaire
C’est le point clé 🔑
• Les cellules B pathologiques sont détruites
• Le système immunitaire se reconstruit progressivement
• Les nouveaux lymphocytes B sont souvent non auto-réactifs
📉 Résultat observé :
• disparition des auto-anticorps
• arrêt des traitements immunosuppresseurs
• rémission parfois complète et durable
8️⃣ Suivi à long terme
• Suivi pendant plusieurs années
• Vaccinations parfois à refaire
• Surveillance des infections
💡 Plusieurs patients sont en rémission sans traitement après une seule perfusion
En Résumé:
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Étape / Durée
1- Prélèvement / 1 jour
2- Fabrication CAR-T/ 2-6 semaines
3- Chimiothérapie légère/ 2-3 jours
4- Perfusion / 1 jour
5 - Hospitalisation / 1-2 semaines
L'avancement plus particulier pour le Lupus et la sclérose en plaques
Dans des essais cliniques récents, les médecins ont utilisé la thérapie CAR-T pour cibler et éliminer les cellules B défectueuses qui sont à l'origine de maladies auto-immunes telles que le lupus et la sclérose en plaques. Ces cellules B sont responsables de la production d'anticorps nocifs qui attaquent les propres tissus du corps. En les éliminant, le système immunitaire est obligé de se reconstruire à partir de zéro.
Ce qui rend cette approche unique, c'est ce qui se passe ensuite. Après le traitement, les patients ont régénéré de nouvelles cellules B qui ne portaient plus la « mémoire » auto-immune. En conséquence, l'activité de la maladie s'est arrêtée sans avoir besoin de médicaments immunosuppresseurs en cours. Les patients sont entrés en rémission soutenue, les symptômes se sont résolus et les marqueurs inflammatoires restant faibles pendant le suivi.
Cela représente un changement majeur dans le traitement auto-immun. Au lieu de la gestion des symptômes tout au long de la vie, la thérapie CAR-T vise à corriger le raté immunitaire sous-jacent. Bien que les essais soient encore petits et soigneusement contrôlés, les résultats suggèrent que certaines conditions auto-immunes peuvent être biologiquement réinitialisées plutôt que gérées de façon permanente, ouvrant un nouveau chapitre de la médecine à base immunitaire.
Source / Crédit
• Essais auto-immuns CAR-T allemands et européens
• Nature Medicine ; The New England Journal of Medicine
• Consortium de recherche auto-immune, 2026
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Les cellules souches (Lupus, polyarthrite, Sjogren, Crohn, dermatose)
Les CELLULES SOUCHES vont nous guérir ?
‼️Attention : TOUT est encore à l’étape de la recherche / centre d’experts… voici le mécanisme actuel !
🧬 Qu’est-ce qu’une cellule souche ?
Un traitement par cellules souches pour les maladies auto-immunes est une approche médicale visant à réinitialiser ou moduler le système immunitaire lorsqu’il attaque par erreur les tissus du corps.
🎯 Objectif du traitement
👉 Faire “redémarrer” le système immunitaire afin qu’il cesse d’attaquer l’organisme.
Ce n’est pas un traitement symptomatique, mais une tentative de modifier la cause profonde de la maladie. 🥳
🔬 Les deux grandes approches
1️⃣ Greffe de cellules souches hématopoïétiques (HSCT)
👉 La plus étudiée et la plus utilisée en recherche clinique.
Principe :
On détruit temporairement le système immunitaire pathologique.
On le reconstruit à partir de cellules souches saines
Étapes :
1. Prélèvement de vos cellules souches
2. Chimiothérapie (détruire système existant)
3. Réinjection des cellules souches
4. Reconstruction d’un « nouveau » système immunitaire
Étudiée dans :
• Sclérose en plaques (SEP)
• Lupus sévère
• Sclérodermie
• Maladie de Crohn sévère
• Syndrome de la personne raide (SPS)
2️⃣ Cellules souches mésenchymateuses (MSC)
👉 Approche moins agressive, encore expérimentale.
Rôle :
• Moduler la réponse immunitaire
• Réduire l’inflammation
• Favoriser la tolérance immunitaire
Avantages :
• Peu de toxicité
• Pas besoin de chimiothérapie
Limites :
• Effets souvent temporaires
• Résultats variables selon la maladie
Étudiée dans :
• Lupus
• Polyarthrite rhumatoïde
• Crohn
• Sjögren
• Certaines dermatoses auto-immunes
Est-ce un traitement courant ?
❌ Non.
Réservé aux formes graves et résistantes
Réalisé surtout dans le cadre d’essais cliniques
Très encadré dans des centres spécialisés
⚠️ Risques potentiels
• Infections graves
• Infertilité (HSCT)
• Toxicité liée à la chimiothérapie
• Mortalité faible mais réelle (surtout HSCT)
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Greffe d’îlots pancréatiques- Diabète Type 1
Voici un état actuel (2026) de la greffe d’îlots pancréatiques au Canada, en particulier dans le traitement du diabète de type 1 (greffe d’îlots de Langerhans) :
🧬 1. Greffes cliniques au Canada
Québec – Centre universitaire de santé McGill (CUSM)
- Le CUSM à Montréal est un centre majeur pour les greffes d’îlots pancréatiques au Canada. Il a réalisé la première greffe d’îlots en 2015 et a continué à en faire plusieurs depuis lors.
- C’est le seul centre dans l’Est canadien capable d’isoler et de transplanter des îlots humains.
- En 2022, il a été désigné centre provincial pour les greffes d’îlots de Langerhans par le Ministère de la Santé du Québec, ce qui vise à améliorer l’accès à cette thérapie pour les patients du Québec.
- Jusqu’à présent, l’accès reste limité, notamment par la disponibilité des organes donneurs et la capacité du laboratoire.
Alberta – University of Alberta Clinical Islet Transplant Program
- À Edmonton (Alberta), l’University of Alberta a un programme clinique établi d’islet transplant : ce centre a une longue expérience de ce type de transplantation et publie régulièrement des résultats sur le suivi des patients.
- Ce programme existe depuis plusieurs années et fait partie des rares centres nord-américains qui réalisent régulièrement ce type de greffe.
Autres centres (transplantation d’îlots & pancréas)
- Il existe des programmes liés à la transplantation de pancréas et des îlots aussi à Toronto et possiblement en Colombie-Britannique (par ex. UHN à Toronto qui inclut des services liés aux îlots).
- Toutefois, la disponibilité clinique d’îlots isolés varie par province et centre.
🔬 2. Statut clinique vs traitement établi
- Greffe d’îlots pancréatiques est encore considérée une thérapie spécialisée et non « standard » pour tous les patients diabétiques. Elle est destinée à des personnes avec diabète de type 1 sévère, en particulier celles qui ont des hypoglycémies sévères fréquentes malgré un bon suivi.
- Le nombre de greffes reste très limité comparé au diabète de type 1 total (quelques dizaines au Québec selon certaines données) et dépend fortement de la disponibilité des organes donneurs.
- Comme d’autres greffes, les patients doivent prendre des médicaments immunosuppresseurs à vie, ce qui constitue un obstacle important pour une adoption plus large.
🧪 3. Recherches et innovations
Essais avec cellules souches (thérapies dérivées)
- Des essais cliniques explorent l’utilisation d’îlots dérivés de cellules souches, comme le VX-880, avec des sites au Canada (par exemple Montréal et Toronto) dans le cadre d’essais internationaux.
- L’objectif de ces approches est de produire des îlots plus accessibles et éventuellement réduire la dépendance aux donneurs humains.
Recherche académique et réseaux
- Le Canadian Islet Research and Training Network (CIRTN) regroupe plusieurs universités (Alberta, UBC, Manitoba, Montréal, Toronto) pour développer et renforcer la recherche sur les îlots, y compris des aspects d’amélioration de la survie cellulaire après greffe.
Biotechnologie & partenariats récents
- Des entreprises canadiennes comme Aspect Biosystems collaborent avec des partenaires internationaux pour développer des thérapies cellulaires imprimées ou modifiées, potentiellement utilisables dans le traitement du diabète.
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Surveillance après mise en marché : Visant à détruire les mauvais anticorps présents. On doit refaire le traitement régulièrement car le corps refait les auto-anticorps (Phase 4 approuvée )
Les médicaments terminant en -ab (immunosuppresseurs intraveineux)
« Je prends un médicament qui termine en AB »
Les médicaments qui se terminent par “-ab” sont des anticorps monoclonaux.
Le suffixe -ab = anti-body (anticorps).
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💙 Les traitements en « ab » ne guérissent pas. Ils doivent être pris régulièrement car le corps refait les mauvais anticorps. Ils sont coûteux, parfois hors indication, et la recherche est encore insuffisante pour de nombreuses maladies auto-immunes rares.
🔬 Comment ça fonctionne ?
Un anticorps monoclonal est une protéine fabriquée en laboratoire qui imite les anticorps naturels du système immunitaire, mais avec une cible très précise.
👉 Il va se fixer sur une molécule spécifique (antigène) impliquée dans la maladie et bloquer son action.
🧬 Pourquoi on les utilise surtout dans les maladies auto-immunes ?
Parce qu’ils sont :
• 🎯 Très ciblés
• 🔥 Très efficaces contre l’inflammation
• 🧪 Adaptés quand les traitements classiques ne suffisent plus
⚠️ Effets secondaires possibles
• Diminution des défenses immunitaires
• Risque accru d’infections
• Réactions allergique
Médicaments en -ab
Crohn : Infliximab, Adalimumab,
Vedolizumab, Ustekinumab
SPS : Rituximab
SEP : Ocrelizumab, Natalizumab,
Ofatumumab
Lupus : Belimumab, Rituximab, Saphnelo (anifrolumab)
Pemphigoïde : Rituximab
SP Sclérose en plaques : natalizumab (Tysabri)
Maladie de Crohn et MII
Les thérapies auto-immunes les plus prometteuses pour Crohn (et les MII) ciblent sélectivement des voies immunitaires, avec des données récentes favorisant les inhibiteurs d'IL-23 et certains petites molécules orales.
Biologiques émergents (ciblage de l'axe IL-23)
Les inhibiteurs d'IL-23 (risankizumab, guselkumab, mirikizumab: appelés anticorps monoclonaux ) montrent des taux élevés de rémission en essais de phase 2/3 et analyses en réseau; dans une méta-analyse réseau, guselkumab et mirikizumab figuraient parmi les probabilités les plus élevées de rémission (SUCRA souvent >80%), comparables à infliximab aux doses supérieures.
L'interleukine-23 (IL-23) est une protéine qui joue un rôle central dans les maladies auto-immunes en propageant l'inflammation.
Des revues de 2024-2025 confirment l'efficacité soutenue et un profil de sécurité favorable pour l'IL-23 dans Crohn et RCH
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Plasmaphérèse
La plasmaphérèse (aussi appelée échange plasmatique) est un traitement médical qui consiste à retirer le plasma du sang pour éliminer des substances nocives, puis à le remplacer par un liquide sain.
👉 On l’utilise surtout quand le problème se trouve dans le plasma:
auto-anticorps, immunoglobulines pathologiques, complexes immuns, toxines.
🩸 En version très simple
💡 C’est comme filtrer le sang pour enlever les “mauvaises protéines”.
- On prélève le sang
- On sépare :
- cellules sanguines (globules rouges, blancs, plaquettes)
- plasma (la partie liquide)
- Le plasma “problématique” est jeté
- Les cellules sont réinjectées avec :
- de l’albumine
- ou du plasma de donneur
🔬 Pourquoi ça fonctionne ?
Parce que beaucoup de maladies auto-immunes sont causées par :
- des auto-anticorps
- des immunoglobulines anormales
- une activation excessive du complément
➡️ La plasmaphérèse les enlève directement et rapidement du sang
⚠️ mais ne corrige pas la cause (le corps peut en refaire)
🧠 Maladies où la plasmaphérèse est utilisée (au Canada)
- Syndrome de la personne raide (SPS)
- Myasthénie grave (crise)
- Guillain-Barré
- CIDP
- Lupus sévère
- Vascularites
- Purpura thrombotique thrombocytopénique
- Rejet de greffe médié par anticorps
⏱️ Comment se déroule une séancE
- Durée : 2 à 4 heures
- Fréquence : plusieurs séances sur quelques jours
- Accès veineux : gros cathéter ou ligne centrale
- Fait à l’hôpital ou en centre spécialisé
⚠️ Effets secondaires possibles
- Fatigue importante
- Baisse de pression
- Déséquilibre électrolytique
- Risque d’infection (cathéter)
- Saignements (car on enlève aussi des facteurs de coagulation)
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Immunoglobulines
Une immunoglobuline (souvent abrégée Ig), c’est tout simplement un anticorps humain 🙂
👉 Son rôle principal :
reconnaître, se lier et aider à éliminer ce que le système immunitaire considère comme un intrus (virus, bactéries, toxines…).
- Fabriquée par les lymphocytes B (et les plasmocytes)
- Circulent dans le sang, la lymphe et certaines sécrétions (salive, lait maternel, muqueuses)
- Elles agissent comme des clés très précises qui s’attachent à une serrure (l’antigène)
🔬 À quoi servent les immunoglobulines ?
✔️ Neutraliser un virus ou une toxine
✔️ Marquer un ennemi pour qu’il soit détruit par d’autres cellules immunitaires
✔️ Activer le système du complément (cascade inflammatoire)
✔️ Créer une mémoire immunitaire
🧪 Les 5 grandes classes d’immunoglobulines
IgG (les plus abondantes)
- Défense à long terme
- Traversent le placenta (protègent le bébé)
- Très impliquées dans les maladies auto-immunes
IgA
- Protection des muqueuses (intestin, poumons, bouche)
- Présentes dans la salive, les larmes, le lait maternel
IgM
- Premiers anticorps produits lors d’une infection
- Indicateur d’infection récente
IgE
- Impliquées dans les allergies
- Rôle dans certaines maladies auto-immunes rares
IgD
- Rôle régulateur (encore mal connue)
Dans une maladie auto-immune :
- Les immunoglobulines peuvent se tromper de cible
- Elles attaquent les propres tissus du corps
- On parle alors d’auto-anticorps (ex. anti-ADN, anti-GAD, anti-TNF, etc.)
👉 C’est pour ça qu’on les dose dans les prises de sang et qu’on peut parfois les traiter (ex. perfusions d’immunoglobulines IV – IVIG).
💉 Immunoglobulines en traitement (IVIG)
- Immunoglobulines humaines purifiées
- Utilisées pour moduler le système immunitaire
- Fréquentes dans : SPS, CIDP, myasthénie, lupus, pemphigoïde, etc.
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Immunosuppresseur en pilule
Vue d’ensemble des principaux immunosuppresseurs utilisés au Canada et comment ils agissent sur le système immunitaire.
Ce sont des médicaments qui diminuent ou suppriment l’activité du système immunitaire pour traiter des maladies auto-immunes: ils réduisent l’inflammation en bloquant des cellules clés ou des signaux immunitaires.
💊 Immunosuppresseurs oraux (en pilule)
🧪 Antimétabolites / antiprolifératifs
👉 Ils empêchent les cellules immunitaires de se multiplier.
Méthotrexate (oral)
- Bloque la synthèse de l’ADN
- Très utilisé (polyarthrite, lupus, psoriasis, Crohn)
- Pris 1 fois par semaine
Azathioprine (Imuran®)
- Empêche la production d’ADN des lymphocytes
- Crohn, lupus, myasthénie, greffe
6-mercaptopurine (6-MP)
- Similaire à l’azathioprine
- MICI (Crohn, colite)
Mycophénolate mofétil (CellCept® / Myfortic®)
- Bloque la prolifération des lymphocytes B et T
- Lupus, vasculites, greffe
Leflunomide (Arava®)
- Ralentit fortement l’activation des lymphocytes
- Polyarthrite rhumatoïde
⚙️ Inhibiteurs de la calcineurine
👉 Ils empêchent l’activation des lymphocytes T.
Cyclosporine (Neoral®)
- Diminue IL-2 → moins de cellules T
- Psoriasis sévère, greffe, maladies auto-immunes graves
Tacrolimus (Prograf®, Envarsus®)
- Plus puissant que la cyclosporine
- Greffe, certaines maladies auto-immunes
🧬 Inhibiteurs JAK (nouvelle génération)
👉 Ils bloquent les signaux inflammatoires à l’intérieur des cellules.
Tofacitinib (Xeljanz®)
Upadacitinib (Rinvoq®)
Baricitinib (Olumiant®)
- Très ciblés
- Polyarthrite, spondylarthrite, colite ulcéreuse, psoriasis
- Action rapide
- Surveillance étroite (infections, thrombose)
🔥 Corticostéroïdes (oraux)
👉 Suppriment l’inflammation globale.
Prednisone / Prednisolone
- Très efficaces
- Utilisation souvent temporaire
- Effets secondaires à long terme importants
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Biothérapie
La biothérapie est un traitement médical innovant utilisant des substances d'origine vivante (cellules, protéines, anticorps, ADN) pour cibler spécifiquement des mécanismes biologiques responsables de maladies comme le cancer ou des maladies auto-immunes(rhumatismes, maladies inflammatoires de l'intestin). Ces médicaments agissent de manière plus précise que les traitements conventionnels, en bloquant l'inflammation ou en modifiant le comportement des cellules, offrant ainsi un contrôle durable de la maladie avec souvent moins d'effets secondaires, mais nécessitant une administration régulière (injection, perfusion).
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Origine vivante: Les médicaments sont fabriqués à partir d'organismes vivants (cellules, micro-organismes).
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Action ciblée: Ils bloquent des molécules précises impliquées dans la maladie, comme des cytokines pro-inflammatoires (TNF-alpha, interleukines) ou des voies de signalisation cellulaire.
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Types d'approches: Inclut les anticorps monoclonaux, les thérapies géniques (modification de gènes), les thérapies cellulaires (introduction de cellules) et tissulaires (greffes).
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Maladies inflammatoires chroniques: Polyarthrite rhumatoïde, maladie de Crohn, psoriasis, dermatite atopique sévère.
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Cancers: Pour bloquer la croissance tumorale ou renforcer la réponse immunitaire.
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Autres: Traitement de certaines anémies (érythropoïétine), diabète (insuline), maladies génétiques.
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Mode d'administration : Principalement par injection sous-cutanée ou perfusion intraveineuse, car les protéines seraient digérées par voie orale.
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Effets secondaires : Risque accru d'infections, d'où la nécessité d'un bilan pré-thérapeutique et de surveiller les vaccinations.
- Effet suspensif : La maladie peut réapparaître à l'arrêt du traitement, qui doit être prolongé pour maintenir le contrôle.