Plaquettes et maladie auto-immune
Les plaquettes jouent un rôle clé, et jusqu'à présent insoupçonné, dans des maladies auto-immunes comme la polyarthrite rhumatoïde, a découvert une équipe internationale composée d'une douzaine de chercheurs québécois.
Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), les plaquettes dépassent leur rôle de coagulation pour aggraver l'inflammation articulaire.
Les plaquettes agissent comme des messagers, aidant les globules blancs à infiltrer le tissu articulaire.
On nomme ce tissu articulaire, la membrane synoviale qui est cette fine couche de tissu conjonctif qui tapisse l'intérieur des articulations mobiles. Sa fonction est la lubrification, la nutrition du cartilage et le maintien de la mobilité articulaire.
L’infiltration ou perméabilité de ce tissu déclenche l'enflure (œdème) et la douleur chronique. Cette interaction plaquettes-globules blancs amplifie donc la réaction immunitaire.
Les plaquettes libèrent donc des médiateurs qui attirent les cellules inflammatoires dans les articulations.
Un taux élevé de plaquettes est souvent corrélé à une plus grande activité de la maladie polyarthrite rhumatoïde
Bloquer cette interaction pourrait être une nouvelle piste thérapeutique pour réduire l'enflure et la destruction articulaire
On positionne donc les plaquettes comme un acteur essentiel où, en leur absence, les globules blancs n'arrivent pas à adhérer aux anticorps, a dit le professeur Éric Boilard, de la Faculté de médecine de l'Université Laval, pour expliquer le rôle crucial joué par les plaquettes dans le processus.
https://www.jci.org/articles/view/195987(Vous pouvez en haut traduire en français)